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Suite à notre article sur DJILLALI et les malheurs qu’il supporte avec sa maladie, Hachemi DJELLOULI, la figure emblématique de RAINA RAI s’est senti interpelé et réagit.

C’est dans sa modeste demeure, une ancienne bâtisse appartenant à ses parents, au niveau du Maconnais, qu’il nous reçut.

Hachemi n’aime pas qu’on parle de lui, de sa vie privé, de sa situation. Il vit modestement avec son amour pour la musique. Hachemi rêve souvent plus qu’il ne vit. C’est pour ça que dans ce qui suit, nous nous sommes focalisé sur le sujet qui nous concerne en premier chef.

Installé dans un petit salon austère, en sirotant le succulent café offert par Hachemi, je lance : « Alors Hachemi, et le business, ça va ? »

Hachemi : « Tu veux dire show business…. Pas mal. Je suis actuellement en train de construire une équipe avec l’incorporation de jeunes qui constitue le groupe « RAINA HAK »

BAI : « Des projets ? »

H. : On rentre tout juste d’Afrique Du Sud, où on a été invité durant le Mondial. C’était vraiment une motivation extraordinaire pour les jeunes de se voir le seul groupe algérien invité avec un groupe de Tamanrasset ! On a animé des spectacles en plein air sur les places publiques. Et c’était extraordinaire !

BAI : « Et c’est tout ?

H. : Non. Un album sortira bientôt !

BAI : Du nouveau, des surprises ?

H. : Pas tout à fait. Je reste sur notre musique. C’est la seule que j’aime.

BAI : Bel-Abbès.info, ça te dit quelque chose ?

H. : Il y a un certain temps, pas vraiment du tout. Il faut que tu saches, que je suis assez ringard et l’internet n’est pas mon fort. Mais, ce qui s’est passé récemment sur nos rapports avec Djillali m’a fait intéresser. Pour cela, je crois que je vais me mettre à internet, et peut-être devenir lecteur assidu.

BAI : Justement, à propos, comment se fait-il que ni toi, ni les autres collègues n’ont réagi face à cette tragédie. D’aucuns n’ont pas hésité à parler d’ingratitude.

H. (soupirs…. Et blêmissement) ouf ! Tu me rappelles une anecdote qui s’est passée très récemment. A l’issue d’un spectacle, alors que la grande majorité disait « yaatik saha Hachemi, j’entendis des Si El Hachemi. Moi, quand j’entends la gamme des Si, j’enrage. Et surtout que c’était un Bel-Abbésien qui m’a interpelé et qui me disais, « pourquoi vous avez laissé tombé Djillali ? » Yarham Oualdik, quoi répondre ?

Faut-il crier sur les toits ce qu’on fait ? Faut-il les publier dans un journal ? Djillali a été un frère et demeure un frère pour moi et pour les autres collègues. On lui rend visite régulièrement. On fait tout ce qu’on peut pout lui. Hier soir, je l’ai eu au téléphone et je lui disais « tu vas mieux puisque tu parles au téléphone ! » Il faut dire aussi et le citoyen le sait très bien, que l’artiste en Algérie, ne roule pas sur l’or !

BAI : On dit que tu as une école ?

H. : (Eclats de rire !...) In challah ! Pourquoi pas !

BAI : A la fin de mon article, j’avais dis : « chiche Hachemi, Attar…. Organisez un gala pour Djillali et nous vous soutiendrons » Que réponds-tu ?

H. : J’ai déjà fait la tentative. Je te ferais rencontrer la prochaine fois mon agent manager et il te confirmera que nous avons monté un spectacle haut de gamme, très riche, mais que nous n’avons pas pu mettre en œuvre faute de moyens. On avait beau frapper à toutes les portes y compris le Ministère de la culture, nous n’avons même pas pu régler le problème de la sono. Pour te dire. Et c’était exclusivement pour Djillali.

S’il faut organiser un gala, je te réponds tout de suite, je suis partant et je sais que les collègues aussi.

BAI : Ce serait merveilleux de regrouper l’original du Groupe Raina rai pour une fois. Pour vous et pour Djillali ; du moins ceux qui sont disponibles et notamment Attar, Kada et Toi.

H. : Je te dis et te répètes : Je suis partant. Mais il faut se poser d’autres questions aussi : Ou sont les éditeurs ? Les pouvoirs publics ?

Notre Télé se fait un plaisir de montrer les artistes mourants. Moi, ça me révolte. Et je l’ai déjà dis à un réalisateur qui a montré Feu A. Wahbi dans un piteux état. Je lui ai dit : « Pourquoi avoir gâché l’image de l’élégant et beau gosse Ahmed Wahbi que chaque Algérien avait en lui-même ! » Il y a d’autres moyens de soutenir les artistes en situation désespérée.

BAI : Et si je te demande de contacter tes collègues et que BAI vous accompagne pour rendre tous ensemble visite à Djillali ?

H. : Oui. C’est une bonne idée. Je ferais tout pour la concrétiser.

BAI : Merci Hachemi.

H. : C’est moi qui te remercie. Pour Djillali et pour moi-même. C’est des choses qui peuvent nous arriver tous. Et ce que vit Djillali, beaucoup d’artistes l’ont vécu. C’est notre Pays.

La balle est désormais dans le camp des autorités. J’espère que la Wilaya et notamment la Direction de la Culture réagiront et vite ! Peut-être que nos amis de la presse écrite ainsi que toute personne concerné, peuvent également donner un coup de main pour laa concrétisation de ce projet !


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RAINA RAI : HACHEMI DJELLOULI REAGIT
Publié le: 23 octobre 2010
- Dans la rubrique: Actualités
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